Depuis son origine, la FSU soutient les actions du collectif Jamais sans Toit qui lutte contre le sans-abrisme des enfants. Ce collectif a dĂ©cidĂ© d’une mobilisation le dimanche 26 avril prochain et la FSU appelle Ă y participer largement.
🌱 Un printemps noir pour les enfants sans toit
361 enfants toujours sans solution d’hĂ©bergement, le collectif Jamais Sans Toit tire la sonnette d’alarme
đź“… Dimanche 26 avril
🕓 16h – 20h
📍 Parc Blandan, esplanade côté rue du repos
Grande kermesse solidaire ouverte Ă toutes et tous.
➡️ Fanfares, prises de parole, barbecue, buvette, crêpes et nombreuses activités pour les enfants.
Tandis que Lyon fleurit, les enfants sont toujours dehors
Alors que la préfète du Rhône quitte ses fonctions, le collectif espère un changement de cap.
Le principe de continuité de l’hébergement d’urgence est aujourd’hui fragilisé : certaines orientations récentes remettent en cause l’accompagnement des personnes hébergées et exposent des familles à des remises à la rue, en contradiction avec le droit à un hébergement inconditionnel.
Nous demandons au successeur de Fabienne Buccio de garantir une application stricte de la loi : un toit pour toutes et tous.
Par ailleurs, un mois après les élections métropolitaines, l’absence de délégation clairement identifiée à l’hébergement au sein du nouvel exécutif envoie un signal préoccupant, et interroge la volonté de la Métropole de Lyon à répondre au scandale absolu qu’est le sans-abrisme infantile.
Dans ce contexte de manque de pilotage politique clair, nous faisons le constat d’une situation catastrophique sur le territoire lyonnais.
361 enfants à la rue, 3 sites en péril
Aujourd’hui, 361 enfants restent sans solution d’hébergement à Lyon.
Chaque soir, 11 écoles sont occupées pour mettre à l’abri une partie d’entre eux.
Ce sont les enseignants, les parents et les citoyens qui assument une responsabilité relevant de l’État. Cette situation, parfois durable depuis plus d’un an, est inacceptable : les écoles ne sont pas des lieux d’hébergement, la solidarité des communautés éducatives ne saurait pallier davantage les défaillances de la puissance publique.
➡️ Le devenir très incertain de trois sites où des centaines d’enfants se sont réfugiés nous inquiète particulièrement :
📍 Parc Blandan
Le 9 janvier, le collectif Jamais Sans Toit a lancé une occupation d’ampleur dans une école désaffectée du Parc Blandan afin de mettre en sécurité 27 familles laissées sans solution. Cette action était indispensable : malgré l’activation du plan grand froid, la majorité des élèves que nous accompagnons restaient à la rue.
Depuis, 72 enfants vivent dans ce bâtiment avec leurs parents.
Nous demandons qu’un opérateur social soit mandaté par la Préfecture afin d’assurer la gestion humanitaire du site, en attendant des solutions d’hébergement dignes et adaptées à une vie privée et familiale.
📍 Place de Milan
160 femmes et enfants ont trouvé refuge dans un immeuble près de la Part-Dieu et souhaitent obtenir une convention d’occupation du site dès que possible.
📍 Parc des Chartreux
Près de 200 mineurs survivent dans un campement, tandis que d’autres trouvent refuge dans l’église Saint-Polycarpe ou grâce à des initiatives citoyennes.
Ces jeunes, abandonnés par les institutions, vivent dans des conditions de grande précarité.
Nous demandons :
• la mise à l’abri inconditionnelle de toutes les familles et de tous les mineurs isolés,
• le respect du principe de continuité de l’hébergement,
• des solutions dignes, stables et durables, à proximité des lieux de vie des enfants.
Nous agissons parce que personne d’autre ne le fait.
Il est temps que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités.
Avec la participation de Soutiens/Migrants Croix Rousse, Droit au logement, Solidarité entre femmes à la rue, Médecins du monde, Fondation pour le logement, Locataires ensemble
On espère vous y retrouver nombreux.ses !
Installation Ă partir de 15h pour qui veut venir donner un coup de main
A dimanche !
RHÔNE